Allocution du Directeur général de l’OMS lors de l’émission-débat de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose – 18 mars 2026

18 mars 2026

Votre Excellence, Monsieur l’Ambassadeur Jia Gui De,

Mesdames et Messieurs les Ministres, chers collègues et amis, chères collègues et amies,

Je vous remercie, Votre Excellence, de vous être joint à nous aujourd’hui et d’avoir pris la parole au nom de Son Excellence la Professeure Peng Li Yuan, Première Dame de Chine.

Nous remercions Son Excellence pour son leadership et son plaidoyer en qualité d’ambassadrice de bonne volonté de l’OMS pour la lutte contre la tuberculose et le VIH/sida.

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, nous rendons hommage aux millions de personnes décédées de la tuberculose, et nous manifestons notre solidarité envers les personnes, les familles et les communautés qui continuent de vivre avec cette maladie pourtant évitable et curable.

Nous rendons également hommage aux personnels de santé en première ligne, aux programmes nationaux de lutte contre la tuberculose, à la société civile, aux militantes et militants, aux partenaires et aux donateurs. Votre dévouement permet de sauver des vies et de maintenir l’espoir.

On estime que les efforts déployés à l’échelle mondiale pour lutter contre la tuberculose ont permis de sauver 83 millions de vies depuis 2000.

Des progrès ont été réalisés en matière de dépistage, de traitement, de prévention et de recherche. Mais les progrès ne sont pas synonymes de victoire.

Chaque jour, quelque 3500 personnes meurent de la tuberculose, et près de 30 000 contractent la maladie.

La tuberculose reste l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde, ainsi qu’un important facteur de pauvreté, d’inégalité et de résistance aux antimicrobiens.

Lors de l’Assemblée générale des Nations Unies de 2023, les dirigeantes et dirigeants mondiaux ont adopté de nouvelles cibles audacieuses pour mettre fin à la tuberculose.

Le monde a radicalement changé depuis, et ces cibles seront beaucoup plus difficiles à atteindre du fait des coupes budgétaires imposées.

Mais cela ne veut pas dire que nous y renonçons. Loin de là. Cela signifie simplement que nous redoublons d’efforts et d’ingéniosité.

L’OMS joue un rôle central dans ces efforts. Au cours de l’année écoulée, nous avons mis en place de nouvelles politiques, de nouvelles lignes directrices et de nouveaux outils pour élargir l’accès aux produits de diagnostic rapide, aux schémas thérapeutiques plus courts et entièrement oraux, à de meilleurs soins pédiatriques et à une prévention renforcée de la tuberculose.

Par ailleurs, par l’intermédiaire du Conseil pour accélérer la disponibilité de vaccins antituberculeux, nous aidons les pays à préparer l’intégration rapide de nouveaux vaccins contre la tuberculose dans les systèmes de santé s’ils réussissent les essais de phase trois.

Parce que les outils sont utiles lorsqu’ils atteignent les personnes qui en ont besoin.

Le thème de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose cette année – « Oui ! Nous pouvons mettre fin à la tuberculose ! Menée par les pays. Portée par les populations » – constitue à la fois un appel à l’action et un message d’espoir.

Mettre fin à la tuberculose est possible, même dans le contexte mondial difficile que nous connaissons aujourd’hui.

Pour y parvenir, nous devons agir sur plusieurs fronts.

Tout d’abord, nous devons investir dans la prise en charge de la tuberculose, car c’est une décision judicieuse sur le plan économique.

En effet, chaque dollar investi dans la lutte contre la tuberculose génère jusqu’à 43 dollars de retombées sanitaires et économiques – grâce à des économies plus fortes, une main-d’œuvre en meilleure santé et des sociétés plus résilientes.

Deuxièmement, nous devons accélérer l’innovation et la mise à l’échelle. Les produits de diagnostic et les traitements révolutionnaires doivent être déployés rapidement et de manière équitable, y compris les tests pouvant être réalisés à proximité du lieu de soins, qui ont le potentiel de changer la donne en matière de détection précoce.

Troisièmement, nous devons placer les personnes au cœur de la riposte à la tuberculose. Les services de lutte contre la tuberculose doivent être accessibles, d’un coût abordable, non stigmatisants et axés sur la communauté.

La société civile et les personnes touchées par la tuberculose doivent être des partenaires, elles ne doivent pas être reléguées au second plan.

Chaque effort déployé en vue de mettre fin à la tuberculose renforce également la sécurité sanitaire. Et chaque retard met des vies en danger.

L’OMS continuera de jouer un rôle moteur et de collaborer avec les gouvernements, ses partenaires et les communautés afin de préserver les gains acquis de haute lutte et de progresser plus rapidement.

Merci à toutes et à tous pour votre détermination à faire une réalité de notre rêve commun de parvenir à un monde sans tuberculose.

Menée par les pays. Portée par les populations. Oui ! Nous pouvons mettre fin à la tuberculose !

Je vous remercie.